Une saga familiale

C’est en 1885 que Zoé Rousset, veuve d’Auguste Couchon, décide de créer sur Tournon à proximité du Rhône, un petit atelier de corderie ; comme il y en avait tant à cette époque, le long des fleuves. Axée sur « la fabrication au long » des cordages en chanvre, sisal et manille (fibres végétales) à destination de l’agriculture, de la navigation fluviale et du bâtiment, ce qui allait devenir les Corderies Tournonaises au début du siècle dernier, connaît un développement « tranquille » dans le cadre d’une structure familiale. Au début des années « 30 », Zoé Couchon souhaitant se retirer, c’est « naturellement » son fils Henri qui prend la suite, développant l’activité dans un local de 1 000m², toujours sur Tournon, mais situé entre la voie ferrée et la RN 86.

En 1954, l’entreprise emploie alors une dizaine de personnes. Souhaitant poursuivre la mécanisation de son activité amorcée dans les années « 30 », elle rachète sur un terrain de près d’un hectare, les locaux d’une ancienne fonderie désaffectée sur Soyons (environ 3 000m²).
Ces locaux sont rapidement portés à 4 000m² couverts.

En 1966, souhaitant investir pour mécaniser son activité et passer progressivement du stade artisanal au stade industriel, Henri Couchon constitue une SA, qui prend le nom de Corderies Tournonaises. Un « Henri en chassant un autre » en 1968, un passage de relais s’opère entre Henri Couchon père et son fils Henri, qui devient PDG de l’entreprise et va s’attacher à poursuivre le développement de l’entreprise. Ceci se traduit notamment par une diversification de l’activité, qui jusque-là orientée sur la fabrication des cordages câblé (par torsion), s’ouvre sur les cordages tressés.

Une activité porteuse d’avenir, qui va rapidement monter en puissance à partir des années « 70 » avec l’arrivée sur le marché des matières synthétiques comme le polypropylène, le polyamide, ou encore le polyester, et avec le développement de la Grande Distribution.

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Une nouvelle dimension

En 1983, prévoyant pour l’avenir, Henri Couchon décide d’acquérir un terrain de 1,3 hectare en ZA de Soyons, avec l’idée à terme, de réaliser une extension de son site. Toutefois un évènement va précipiter les choses : le 9 Octobre 1985, un incendie se déclare dans l’usine détruisant 80% des locaux et de l’outil de production, à l’exception de l’atelier de tressage : ce qui permet à l’entreprise de poursuivre partiellement son activité de production, tout en négociant pendant un temps les cordages câblés.

Sans attendre, un programme de reconstruction est mis en place. Tout d’abord un atelier de 1 600m² sur le terrain précédemment acquis en ZA est construit. Un an plus tard, suite à l’acquisition de nouvelles machines, l’activité de fabrication des cordages câblés peut redémarrer dans ce nouveau local.
Des locaux qui au fur et à mesure du développement de l’entreprise, deviennent trop petits, imposant des extensions successives : en 1987 (+ 1 500m²), 1988 (bureaux + 300m²), 1994 (+ 1 200m²) et enfin en 1998 ou un bâtiment de stockage (+  1 800m²) est réalisé portant l’entreprise bâti à plus de 6 000m² sur un terrain qui suite à l’achat en 1999 d’une parcelle limitrophe de 1 hectare, est porté à 23 000m².

Notons au passage que depuis le début des années « 90 » l’entreprise s’est également attachée à développer le conditionnement automatisé en moyennes et grandes séries de ses produits, en même temps qu’une mécanisation plus poussée, faisant parfois appel à l’électronique (dans les machines de dernière génération) se poursuivant au sein de l’entreprise.

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L'entreprise en chiffres

Passée en SA à Directoire et Conseil de Surveillance avec un  Capital 600 000 €, suite au départ à la retraite « officiel » d’Henri Couchon qui devient par le même occasion, Président du Conseil de Surveillance, les Corderies Tournonaises sont désormais dirigées par ses deux fils Thierry (Président du Directoire) et Patrick Couchon (Directeur Général).

Employant aujourd’hui 48 personnes pour un CA de 8,5 millions d’Euros sur 2008/2009, la société réalise environ 70% de son CA en production et conditionnement et environ 30% en négoce de produits complémentaires, tout en gardant un fil conducteur « le lien ».

L’entreprise fabrique, conditionne et expédie une moyenne de 10 tonnes de marchandises par jour (dont 80% en fibres synthétiques et 20% en fibres naturelles) auprès de plus de 2 500 clients grossistes, revendeurs et distributeurs localisés sur toute la France.

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Outils de pointe et réactivité

Proposant plus de 2 000 codes articles en références produits, les Corderies Tournonaises disposent  d’un outillage de pointe avec :

  • plus de  300 têtes de tressage,
  • 10 câbleuses,
  • plusieurs bans retordeurs,
  • plusieurs machines de conditionnement (pelotonneuses, écheveauteuses, rollseuses, bobineuses, filmeuses…
 

Actuellement n° 3 français en CA, mais leader national en tant que fabricant-conditionneur, les Corderies Tournonaises développent une stratégie marketing très en pointe dans ce secteur d’activité. En effet, l’entreprise Ardèchoise (travaillant sous marque distributeur) va jusqu’à créer des gammes personnalisées et de nouveaux concepts à destination de sa clientèle. Ainsi, elle propose des packagings intégrant des box en carton, des cartons display, directement insérables dans les linéaires ou en tête de gondole.

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Les projets et perspectives

  • un investissement annuel de l’ordre de 200 000 € pour le renouvellement du matériel de production et de conditionnement, dans un soucis d’amélioration de la productivité mais aussi de la qualité des produits.
  • un réseau commercial composé de 5 responsables régionaux exclusifs.

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